parce que on est toutes Campéona

Introduction : Les Histoires Qu'On N'Attend Pas

Il y a mille façons d'être forte.

Ce n'est pas forcément en créant une entreprise. Ce n'est pas forcément en gagnant une compétition. Parfois, la plus grande force, c'est simplement de continuer quand on a l'envie d'arrêter. De sourire quand on a envie de pleurer. De se lever le matin malgré la douleur qu'on porte depuis des années.

Aujourd'hui, je veux vous parler de femmes qui ne figurent pas dans les magazines de business. Des femmes qui inspirent par leur humanité, par leur capacité à transformer la souffrance en compassion, à surmonter l'impossible avec une tranquillité déconcertante.

Ce sont les histoires qu'on oublie souvent de raconter.

 

Anna Gasser : Celle Qui Repousse Les Limites de Ce Qu'on Croit Possible

Anna Gasser, c'est l'histoire de quelqu'une qui a découvert sa passion très tard, et qui a dit "et alors ?"

Elle ne s'est lancée dans le snowboard qu'à 18 ans. Presque trop tard, dans un sport où les athlètes commencent à 5 ou 6 ans.

Mais voilà ce qui se passe : elle devient l'une des plus grandes snowboardeuses du monde. Médailles olympiques. Titres de championne du monde. Premières mondiales (elle est la première femme à avoir réalisé certains sauts spectaculaires).

Ce qui est incroyable dans son histoire, c'est qu'elle n'avait ni entraîneur, ni soutien d'une fédération. Elle s'entraînait pratiquement seule, sous une énorme pression financière. Les gens lui disaient qu'elle était folle.

Mais Anna savait quelque chose qu'on oublie souvent : la vraie victoire n'est pas celle qu'on gagne à la compétition. C'est celle qu'on remporte contre soi-même.

Quand on lui demande ce qu'elle a ressenti en réalisant le triple cork (un saut qu'aucune femme n'avait jamais réussi avant), elle répond : "C'était le plus grand moment de ma carrière, plus important que ma médaille d'or olympique. Parce que j'avais fait quelque chose qui n'avait jamais été fait."

Elle préfère l'innovation personnelle à la victoire garantie. Elle préfère se dépasser, risquer, échouer, que de jouer la sécurité.

Ce courage-là, cet amour du dépassement, c'est peut-être la meilleure leçon de résilience qu'on puisse apprendre.

Ce que nous apprenons d'Anna : Votre timing n'est jamais "trop tard" si tu as la détermination. Et la vraie liberté, c'est de te fixer tes propres défis, pas de suivre ceux qu'on t'impose.